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 lifestyle of the sick and shameless. (blaise)

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avatarIsaac Kipling
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MessageSujet: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Ven 4 Nov - 23:06


i feel most like myself
when i am washing blood off my hands
in the shower; and i hope
whatever is eating you alive
does it as slowly as possible.



Il se détestait d'y retourner. D'y être forcé par sa propre inconscience, si peu caractéristique d'Iz, lui qui était devenu adulte à six piges. La faute à Blaise, encore. Toujours. Il n'était inconscient que face à lui. Tout problème consistant, dans l'existence d'Isaac, pouvait être tracé jusqu'à Blaise, que ce soit sa petite personne littérale ou ce qu'il symbolisait au sens large. Et si ce reproche était excessif et geignard, il continuerait tout de même à se le répéter encore et encore, son mantra du mépris ordinaire. Jusqu'à ce que l'indifférence remplace ce sentiment qu'il tentait tant bien que mal de traiter comme de la haine. Jusqu'à ce qu'il ne ressente plus le besoin urgent de l'atteindre, que ce soit lèvres sur la clavicule ou poing contre la tempe. A ce stade, c'était tout ce qu'il faisait, Iz. Attendre. Attendre que ça lui passe, que ça s'éteigne, qu'il se lasse – car ça finirait bien par arriver, pas vrai, ça arrivait toujours, toujours, à chaque fois. La clope aux lèvres, il attendait. Les yeux rivés sur le ciel, ou tout comme. La dernière étoile visible dans la canopée de Manhattan, la baie vitrée du salon de ce connard de Blaise Raeken. Qui avait poussé le cliché jusqu'à vivre dans un penthouse. Facile de retrouver la fenêtre de son amant, lorsque celui-ci vit au dernier étage. Isaac expira une longue corde de fumée. Le pire, c'est qu'il la voyait, depuis son taudis, cette tour. Qu'il en avait passé, des soirées, assis à son bureau branlant du Queens, les yeux rivés sur Manhattan, à rêver aux points lumineux qui lui servaient de phare. Des années de travail acharné, et où en était-il maintenant ? Il était la chute d'une blague qu'il ne comprenait pas. Il avait mis les pieds dans son putain de port scintillant, mais avec un visa de touriste. Il se détestait d'y retourner. D'avoir attendu plus de trente minutes sur le trottoir d'en face, comme un con, parce qu'il préférait attendre que le soleil se couche pour passer le seuil. Parce que Blaise et lui, ils ne se connaissaient que lorsqu'il faisait nuit, et qu'il était trop couillon pour briser les règles silencieuses. Iz poussa un soupir. En même temps que le reste de sa dignité, sa cigarette fut écrasée sous sa semelle et abandonnée sur le béton. Pénétrer aurait dû être plus ardu, simple question de sécurité, et pourtant dès qu'Iz flasha son sourire reptilien au portier ('Monsieur Raeken m'attend') qui l'avait vu monter jusqu'au penthouse en bonne compagnie la veille – une vingtaine d'heures auparavant, pas plus – et s'en aller, seul, au petit matin, le passage lui fut ouvert. Durant le long trajet jusqu'au sommet, il songea machinalement qu'assassiner Blaise serait un jeu d'enfant. Les portes de l'ascenseur, aussi prétentieuses que le reste, étant totalement silencieuses, Isaac ne s'arracha de sa torpeur et ne réalisa être arrivé que lorsqu'elles commencèrent à se refermer. Il lança son bras entre elles et retint une grimace lorsque le métal frôla l'hématome sur son biceps, tout récent, souvenir de sa dernière visite. Quelques pas à l'intérieur. "Raeken !" Il ignorait ce qui l'avait poussé à s'annoncer, de quoi il avait peur exactement, ou s'il espérait simplement un accueil, s'il voulait être certain de le voir, ou amorcer une confrontation, ou – "J'ai perdu mon téléphone du boulot," lança-t-il précipitamment, glacial, lorsque la familière silhouette apparut à l'angle du hall. "Pitié, dis-moi que tu l'as vu, que je puisse me barrer rapidement." Tellement d'intensité dans son regard noir, à croire qu'il essayait de s'en convaincre lui-même. Car être ici, sobre, en début de soirée, avait quelque chose d'intime, d'étrangement déplaisant et délicieux à la fois. Souvenirs et réalité tellement confus qu'il en ignorait si l'odeur de Blaise, subtile et puissante, cèdre et menthe, était bien présente ou seulement évoquée par sa foutue mémoire absolue.

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Sam 5 Nov - 0:38


il est tellement cliché que c'en devient presque ridicule. perché en haut de sa tour de verre, il observe le commun des mortels depuis son trône doré, au sommet de manhattan, les mains derrière le dos comme le commandant nazi qu'il aurait sûrement été s'il avait vécu quelques décennies plus tôt. non pas qu'il soit particulièrement raciste, juste trop conformiste, sans scrupules. un bon petit collabo comme il en faut bien. la nuit tombe sur la ville, les lumières s'allument. new york ne dort jamais, c'est bien connu. blaise non plus d'ailleurs. saloperie d'insomnies. julia n'est pas rentrée cette nuit, elle ne rentrera peut-être pas, il n'en sait trop rien. ses yeux sont perdus dans le vide, son esprit perdu dans l'avenir, les ambitions de l'entreprise. il pince les lèvres, secoue la tête, tente d'oublier les problèmes judiciaires qui le tracassent. il a employé les meilleurs pour le défendre, sait-on jamais. mais le fantôme de papa le hante toujours, flotte dans son dos, prêt à le poignarder entre les omoplates. il inspire longuement, passe sa main sur son visage, comme pour chasser ses idées noires ébène, il- raeken! haussement de sourcils. cette voix, celle qui hante ses nuits, même ses journées, ses rêveries. magnifique, lui qui avait besoin d'une distraction. il se retourne lentement, rejoint isaac dans l'entrée, un sourire narquois aux lèvres. tiens tiens, t'arrives plus à te passer de moi plus d'une journée kipling ? lance-t-il, amusé, mais ravi de croiser son regard noir. exactement ce dont il avait besoin pour passer le temps. et en bonne compagnie en plus. il ne lui fait même pas le plaisir de lui rendre son air contrarié, le sourire aux lèvres, presque rassuré. j'ai perdu mon téléphone du boulot, pitié, dis-moi que tu l'as vu, que je puisse me barrer rapidement. il lève les yeux au ciel. la bonne excuse. allez, arrête de faire semblant, iz, a-t-il envie de lui dire. c'est drôle, presque risible, cette façon qu'ils ont de toujours se retrouver après deux jours de séparation. comme s'ils ne pouvaient survivre à une plus longue abstention. ils se sont vus la veille pourtant, le délai supportable se raccourcit dangereusement. quand ce n’est pas iz qui finit à l’appartement, c’est blaise qui finit aux nations unies, parait-il pour y rencontrer d’autres grands patrons. parait-il. parfois ils se croisent simplement au détour d’un café. pur hasard, affirment-ils. mh. la femme de ménage aurait dû le trouver, il doit pas être ici son sourire s'agrandit, cheshire cat like, dommage, le licenciement est proche. si tu veux venir vivre ici, suffit de le dire tu sais ? il lance la remarque en l'air, mais quelque part, si iz venait à répondre par l'affirmative, aurait-il seulement la force de dire non ? oui. c'est évident., pas vrai ? il secoue la tête, chasse l'idée de sa tête. réponds pas iz, réponds pas. parce que le refus qui suivrait inévitablement, jeté comme une évidence, lui tordrait le coeur.

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Sam 5 Nov - 1:56



Ses pupilles s'agitent, sa mâchoire se fige. Approche pas, approche surtout pas. Car dans son expérience, eux deux, leurs… problèmes, ce n'est qu'une question d'espace. Deux bras de distance et l'amertume reste, précisément, ça. De l'amertume. N'amène à rien de plus doux sur la langue. C'est lorsqu'il font un pas l'un vers l'autre, instinctivement, que tout fout le camp. Isaac se retient de ne pas reculer vers l'ascenseur lorsque Blaise entre dans la pièce. Par pure fierté, par stoïcisme, même s'il sait qu'il se délecterait indéniablement de l'expression affectée sur les traits de Blaise si celui-ci se savait évité, physiquement craint. Il a encore besoin de ça, Iz. De le blesser, de se prouver à lui-même qu'il en est toujours capable. Qu'eux, que ça, ce n'est rien de spécial, ce n'est rien de durable. Alors, quand Blaise lui lance ce regard , celui qui lui donne envie de le plaquer contre le mur, peu importe l'issue, et lui sort "Tiens tiens, t'arrives plus à te passer de moi plus d'une journée Kipling ?", Isaac fait deux pas en arrière. Un de plus que nécessaire. Un contre Blaise, un pour lui-même. Il présente sa paume entre eux, panneau STOP universel. Approche surtout pas. "Je suis sérieux, Raeken." Comme s'il en avait jamais été autrement, entre eux. Comme si leur véritable problème, derrière les railleries et les faux-semblants, ça n'était pas justement cela. Le sérieux de ce qui avait démarré comme une erreur, comme une distraction. Ce qui avait été supposé en rester une. Rien qu'un échec de plus, sur la longue liste des plantages d'Isaac. Souvent, il se dit qu'il devrait s'auto-forcer dans un coma et se réveiller l'année suivante. Il est épuisé, il est à bout des forces. Et quand il regarde le bilan de son existence, il se dit que, vu les tortures qui occupent ses heures d'éveil, la fatigue n'en vaut pas le coup. Il devrait se passer de Blaise, basta, s'autoriser au moins ce iota de repos là. Et, pendant l'espace d'une seconde, il est déterminé à y parvenir. Retrouver son putain de téléphone qui a vraiment disparu et foutre le camp. Définitivement. Mettre bien plus de deux bras de distance entre eux, mais la largeur de l'East River. Ça paraît si simple, sur papier. Et il sait exactement comment faire : un coup sur la mâchoire, suivi par rien. Strictement rien. Juste le silence et la douleur. "Si tu veux venir vivre ici, suffit de le dire tu sais ?" Isaac, âcre, observe ses alentours avec une moue appréciative, laissant ses yeux caresser les élégants angles, beauté cossue qui n'a jamais été la sienne. "Je suis pas contre." Son regard se pose sur Blaise, froid. "Tu déménages quand ?" Et sur ce, Iz force son entrée dans le penthouse, épaule percutant celle de son hôte tandis qu'il se fraie un chemin dans le gigantesque open space qui sert de living room. Il s'approche de la console près de la porte et soulève la plante posée dessus. Passe à l'armoire minimaliste, sur la droite, et ouvre les tiroirs au hasard, le sang bouillant un peu plus à chaque réalisation que non, son portable n'est pas là. De sa position accroupie pour vérifier les étages les plus bas – mais quelle était la probabilité que son téléphone se soit retrouvé là, hm ? -, il se relève, lance un coup d'œil aux alentours. "Je peux vérifier ta chambre, ou je risque de déranger une de tes mannequins ?" Et si ça sonne comme de la jalousie, il n'en a rien à foutre. Parce qu'après tout, il n'est personne. Il l'a suffisamment compris, Blaise lui a assez répété. Un personne obligé de croiser hebdomadairement le regard de son amant en Page Six, une bimbo différente à son bras chaque semaine. Alors tant pis pour les implications. Car après avoir retrouvé son téléphone, il se barre, une bonne fois pour toutes. Right?

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Dim 6 Nov - 0:38

je suis pas contre, blaise lève les yeux au ciel, serre les dents, empêche la douleur que fait naître la douce ironie de ses paroles d'atteindre son coeur. tu déménages quand, la remarque, cinglante, suit presque immédiatement, l'achève. tout ce qu'iz voudra bien lui donner se fera toujours. toujours. détruire à la fin. par une remarque, un geste, un regard, par isaac. parce qu’il ne sait pas être sincère, alors blaise ne le sera pas non plus. merde. mais il n'a pas le temps de répliquer que l'autre à déjà traversé le living room, s'accroupit sur le tapis, ouvre des tiroirs, les scrute avec minutie. mais que foutrait donc son téléphone dans un endroit aussi précis et improbable ? il finit par se relever pour se diriger vers les quartiers du maître des lieux. avec une telle superficie, l'appellation chambre serait une insulte. blaise le suit du regard, perdu dans sa propre demeure, décontenancé par les vas-et-viens de l'intrus, ne bouge pas, ne dit rien, prêt à bondir au premier faux pas. je peux vérifier ta chambre, ou je risque de déranger une de tes mannequins ? lance-t-il avec un regard étonnamment vide. c'est inhabituel chez kipling, mais raeken ne relève pas, préfère sourire. en coin, toujours, comme pour dissimuler le véritable enchantement qu'il ressent à le voir revenir toujours et encore. pas ce soir non, pas pendant la semaine voyons, tu sais bien bien sûr qu'il sait, il connait les habitudes de l'héritier depuis le temps. ça m'étonnerait que ton téléphone soit dans la chambre, je te rappelle qu'on est même pas parvenu jusque là-bas hier, son sourire s'évapore, son regard se fait plus sérieux. oui, tu sais, hier, quand on s'est battu et que ça a fini comme chaque baston, sur le sol, nos jambes entremêlées, des hématomes plein le corps. il soupire, fait demi-tour, ouvre un placard, en sort une bouteille. au diable la sobriété, devrait être devenu son moto depuis le temps, sa devise personnelle. un liquide ambré qu’il déverse avec adoration dans un verre qu’il a attrapé au passage. il le tend à isaac, le visage neutre. tes idées sont toujours plus intelligentes quand t’es bourré, j’sais pas si t’as remarqué parce que la boisson le mène toujours au même endroit, dans cet exact immeuble à cet exact étage, comme s’il était attiré, irrémédiablement. même si visiblement t’as plus vraiment besoin d’alcool pour venir me trouver il ne peut s’empêcher de lui lancer un regard en coin, amusé alors qu’il se sert un verre, d’un liquide transparent cette fois ; il a horreur du whisky, ça lui rappelle son père.

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Dim 6 Nov - 16:33


let's raise a glass or two
to all the things i've lost on you.



"Pas ce soir non, pas pendant la semaine voyons, tu sais bien." La tension se relâche, ses épaules tombent. Ses lèvres se figent en un rictus amer. That's it. Il a atteint sa limite. Il n'a plus la force pour ça, Iz. Prétendre qu'il s'en fout, que ça lui passe au dessus. Plus la force pour rien. Il trouve son portable – il doit être ici, il le doit, car si ce n'est pas le cas, cela veut dire qu'il a disparu, et il n'a pas le courage d'envisager cette perspective – et il claque la porte derrière lui. Figurativement, bien sûr, puisque ce foutu ascenseur est silencieux, et que les Raeken sont trop sophistiqués pour une invention aussi triviale qu'une foutue porte. Les chances de retrouver l'objet perdu diminuent petit à petit, s'émiettant totalement lorsque Blaise lui rappelle qu'ils ne sont "même pas parvenus jusque là-bas hier". La seule satisfaction, dans ce merdier, c'est de voir le sourire suffisant de l'héritier lui mourir sur les lèvres. Et, pour la douzième fois en trois minutes, Isaac se demande ce qu'il fout là. Esprit mathématique, il s'est lancé à corps perdu dans cette liaison qui n'a même pas l'élégance d'en être une, convaincu par le fait que, si toute relation avait une date d'expiration, chaque rencontre faisait se rapprocher la leur. Et se rapprocher, encore et encore, jusqu'à la fin. Jusqu'à ce que la bienveillante indifférence s'installe. Jusqu'à ce qu'Iz s'en aille, haussant les épaules en quittant l'immeuble. Saluant le portier pour la dernière fois, les poumons plus légers. Il s'était foiré dans ses calculs, le surdoué. Echec sur toute la ligne. Car chaque nuit n'a fait qu'attiser les flammes dont il avait cru, naïvement, qu'elles finiraient par s'éteindre d'elles-mêmes. Patience et longueur de temps… Bullshit. Il n'a plus la force d'attendre. Plus la force pour rien. Même pas celle de refuser le verre que Blaise lui tend nonchalamment, juste une formalité, alors que deux mois de salaire ne pourraient pas offrir à Iz le contenant de la bouteille. Et, l'espace d'une seconde, il se demande de qui il est réellement le plus jaloux, entre les mannequins de Blaise ou Blaise lui-même. Si cette relation toxique n'est pas, en fin de compte, ce qu'Isaac a trouvé de mieux pour prétendre mener sa vie idéale, l'espace de quelques nuits. Si ce n'est pas pour cette raison, au fond, qu'il est appelé à Blaise, à ce penthouse, dès qu'il se sent à bout. Une piqûre de rappel. La raison pour laquelle il se bat, ne dort pas, vit avec un expresso dans une main et son ambition dans l'autre. "Tu bois constamment car t'es pas capable de regarder ton reflet quand t'es sobre, et ton putain d'appart est rempli de fenêtres. J'sais pas si t'as remarqué." C'est sorti tout seul, l'habituelle envie, non, besoin, de lui envoyer un couteau entre les côtes. Dans le seul but de l'empêcher de faire un pas en avant. De lui arracher ce sourire narquois des lèvres. Au lieu de porter le verre à ses lèvres, Isaac le laisse pendre le long de sa cuisse, par le bout des doigts, conscient qu'il lui suffirait de manquer d'attention pendant une seconde pour qu'il aille s'écraser sur le tapis hors de prix. Il tourne le dos à Blaise, observe la ville en contrebas, la grouillante et misérable existence des fourmis, dont il faisait partie, pas plus tard que cinq minutes auparavant. Mais il se l'est promis. Se barrer, une bonne fois pour toutes. Sauf qu'il n'a la force de rien, pas même celle de s'en aller. Il n'a plus qu'une option. Se faire mettre à la porte. "Dire que pendant tout ce temps je croyais te vouloir, toi, alors que c'est ta vie que je voulais." Pour effacer l'aigreur sur sa langue, il s'autorise une gorgée de luxe, la première et dernière, ce confort intermittent auquel il est en train de dire adieu. Et la glorieuse brûlure dans sa gorge lui donnerait presque envie de faire demi tour. Pour s'en empêcher, il fonce tête baissée, assène un dernier coup. "Tu m'as guéri de la convoitise." Car qui voudrait être toi ? "Je devrais te remercier, je suppose."

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Lun 7 Nov - 0:12

il tient son verre d'une main mais ne le porte pas à ses lèvres. les invités d'abord. même s'ils n'ont pas été invité à proprement parler. qu'est-ce qu'ils foutent là ? la question le heurte d'un coup, à l'improviste. pourquoi isaac ? pourquoi pas une énième mannequin ? ou un autre riche héritier, au moins ? il ose lancer un regard au plus jeune, se demande ce qu'il fout là. pourquoi est-ce qu'ils continue de venir, toujours et encore. parce que ça ne peut pas être juste une attirance physique. c'est plus que ça, c'est magnétique, magnifique. ce n'est pas iz qui choisit d'être là, encore moins blaise qui choisit de le croiser. c'est le destin. pourtant, il n'a jamais cru au moindre dieu, à la moindre destinée. mais isaac, il lui donne presque envie d'y croire, à cette théorie des âmes soeurs. s'il en a une en tout cas, c'est forcément kipling. sinon, pourquoi la vie s'évertuerait-elle a toujours les faire foncer l'un dans l'autre, alors qu'ils n'ont rien d'autre en tête que le boulot ? pour les sauver, lui murmure son instinct de survie. parce que lorsqu'ils sont ensemble, ils ne se tuent pas au travail. maigre distraction. ta putain d'existence, ta putain de survie ne tient plus qu'à un fil, raeken, et c'est isaac qui joue avec, qui le tend, le tord, du bout de ses doigts maigres. c'est le karma, ça. tu bois constamment car t'es pas capable de regarder ton reflet quand t'es sobre, et ton putain d'appart est rempli de fenêtres. j'sais pas si t'as remarqué. c'est pour oublier ta putain de face que j'bois, idiot. pour oublier que c'est avec toi que je baise et que c'est à toi que j'pense quand c'est quelqu'un d'autre qui chauffe mes draps. il a envie de lui hurler ça au visage, mais il se retient. au lieu de ça, ses doigts se serrent autour de son verre. il lui rirait au visage, kipling, puis il se barrerait, content d'avoir détruit quelque chose, enfin, chez son éternel rival. tout ce qu'il veut, c'est le détruire, il l'a bien compris, alors il s'évertue à ne rien laisser paraître. il s'est rapproché de lui, observe la rue en contrebas. dire que pendant tout ce temps je croyais te vouloir, toi, alors que c'est ta vie que je voulais., il avale une gorgée de son verre, et blaise s'autorise la même chose. tu m'as guéri de la convoitise, je devrais te remercier, je suppose. il soupire, rit, pouffe, désabusé. encore un coup bas, il en est presque lassé. il est fatigué. comme à chaque fois, leur rencontre est imprévue. mais aujourd'hui, il tombe mal t'as la même vie que moi, kipling c'est flippant, à quel point ils sont semblables malgré le nombre de dollars disponible sur leur comptes respectifs. tous deux malmenés par cette société de merde, levé aux aurores, les restes de la cuite de la veille dans les cernes, café, clope, boulot, café, cuite, baise, café. parfois ils s'offrent même le luxe de dormir plus de quatre heures. la seule chose que t'aurais dû m'envier, c'est ma machine à café parce qu'elle fait surement des expressos cent fois plus fort que ta pauvre machine de plastique. quoique ta vie a quand-même l'air bien pourrie. cette fois, il s'approche et glisse à son oreille, son souffle caressant la peau de son cou et elle le serait encore plus sans moi pour te distraire et te faire chier. imagine seulement si j'étais pas là, t'as même pas l'argent pour te payer des putes dignes de ce nom. t'es pathétique à toujours repousser ceux pour qui tu comptes. il ne relève même pas la comparaison qu'il vient de faire entre lui et le plus vieux métier du monde, préfère ne pas penser à la confession qu'il vient juste de faire, ajoute, coupe la parole au kipling avec un regard noir, froid, celui qu'il réserve à ses associés les plus détestés. j'suis fatigué de toi, de te voir toujours et encore, de me prendre des coups au coeur casse-toi, j'te rachèterai un téléphone

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Lun 7 Nov - 18:41


i know the high was never real
cause i can't feel the love no more.
if numb is all that i can feel,
just hit me harder than before.



Mais qu'est-ce que tu fous, Blake ? Il était entré dans le but non-équivoque de mettre un terme à leur petit jeu toxique, et il a suffi que Blaise s'approche un peu trop, fasse danser son souffle dans sa nuque, pour que les belles résolutions partent en fumée. Et dire qu'il se targue de sa poigne de fer, remercie sa détermination de l'avoir fait sortir de sa province. Il a abandonné une vie derrière, il s'est abandonné lui-même, et il n'est même pas foutu de le quitter, lui, ce connard de Raeken à qui il ne doit rien. Il y a dix centimètres séparant son front de la fenêtre, et il doit combattre la tentation de faire se rencontrer les deux. Décide-toi, crétin. In or out? Il a envie de se retourner, chasser le verre des mains de Blaise, qu'il aille s'écraser au sol dans un fracas familier. Il a envie de lui crier que sa vie est bien pourrie, oui, qu'il n'a même pas idée. Qu'il voit sa putain de tour d'ivoire depuis sa chambre. Qu'il dormirait probablement davantage s'il avait du double vitrage. Connerie de ville qui ne dort jamais, l'enfer des insomniaques. Il a envie de lui hurler que Princesse Blaise Raeken ne survivrait pas deux secondes dans ses pompes. Il a envie de - "T'es pathétique à toujours repousser ceux pour qui tu comptes." C'est tellement absurde qu'Isaac ne peut s'en empêcher. Ses épaules s'agitent doucement, épilepsie discrète. Il pouffe face à son propre reflet, humour acide, qui lui attaque les mâchoires, noie sa gorge. Seulement capable de rire car Blaise ne lui fait pas face. "J'suis fatigué. Casse-toi, j'te rachèterai un téléphone." Sourire balayé des lèvres. Isaac fait volte-face. Dents serrées, regard vide, il scrute celui de Blaise. Pousse un grognement amusé. "Repousser ceux pour qui tu comptes ? Please. T'en as écrit le manifeste." L'opportunité, Blaise la lui a servie sur un plateau en argent. C'est le moment de se tirer. L'ordre en a été donné. Va-t'en. T'es pas chez toi, ici, Blake. T'es chez toi nulle part. C'est le moment de s'en aller respirer un air encore non-pollué par Raeken. Par leur secret, par leurs non-dits. Par le souffle de Blaise, dont le fantôme caresse encore la nuque d'Isaac, putain. C'est le moment, et pourtant, il a les deux pieds plantés dans le tapis. Ceux pour qui tu comptes. Il déglutit. Et cette fois, ces mots, ce n'est plus à lui-même qu'il les adresse. "Décide-toi. In or out." Parce que ses doigts tremblent trop pour qu'il puisse leur faire confiance, il se penche en avant pour déposer son verre encore plein sur le placard, derrière Blaise. Dans le mouvement, leurs bras se frôlent, et Iz retient sa respiration. Car il est hors-de-question de se faire distraire par son odeur, par son souffle. Car il n'a pas fini, et s'il ne s'arrache pas les mots de la gorge tout de suite, ils ne sortiront jamais. Malgré lui, sa main s'élève jusqu'à son visage, pince l'arrête de son nez, paupières closes. "Si tu veux que je m'en aille, je dégage. Sans broncher." Il expire. Sa voix est rauque quand il ajoute : "Mais putain, Blaise, si je m'en vais, je te promets, c'est la dernière fois que t'entends parler de moi." C'était donc à ça qu'il en était réduit ? Un ultimatum, car il n'était même pas foutu de prendre ses propres décisions. Il n'y avait pas de doute, c'était bien la voix de son père qui lui résonnait entre les tempes. T'es qu'un lâche, Blake. Un putain de lâche.

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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Mar 8 Nov - 21:58

isaac se tend, pose son regard sur lui, blaise se tend. leurs dos sont droits, la tension se solidifie, électrise leurs nerfs. repousser ceux pour qui tu comptes ? please. t'en as écrit le manifeste. blaise lâche un petit rire. la pique est méritée, carrément attendue. il ne s'attendait même pas à ce que le plus jeune parte sans rien ajouter, encore moins sans l'agresser un minimum, au moins verbalement. il s'attendait peut-être même à un poing, au moins. L'opportunité, Blaise la lui a servie sur un plateau en argent. décide-toi. in or out. il a déjà pris sa décision. il veut le voir partir, ne plus le voir. il le lui a déjà fait comprendre. soudain, il se penche, pose son verre sur le buffet derrière blaise, en profitant pour le frôler. heureusement que des vêtements séparent encore leurs peaux de tout contact. mais c'est insuffisant pour l'empêcher de réagir. tendu à l'extrême, il lance un regard, apeuré, l'espace d'un instant, à kipling. il va s'en aller, il le sent, il a fait son premier pas vers la porte, l'incitant à lui asséner la dernière claque. réitère ton ordre, blaise, allez. va-t-en, c'est pas compliqué pourtant, c'est ce que tu veux. qu'il foute le camp de ton appart, de ta vie, et qu'il disparaisse. ne plus jamais voir sa sale gueule, son sourire carnassier lorsque leurs coups se transforment en caresses légèrement moins bestiales. légèrement. qu'a-t-il donc fait pour mériter ça ? pourquoi ne pouvait-il pas s’amouracher d'une fille de bonne famille comme tous ses associés ? s'amouracher, parce qu'il ne veut toujours pas admettre que les sentiments sont plus profonds, plus forts que ça, que le besoin de domination s'est simplement transformé en besoin. tout court. besoin d'isaac, sur lui, sous lui, peu importe, tant qu'il est là. le kipling semble prendre sa décision, après une longue réflexion qui semble lui coûter plus d'un neurone en vue de la tronche qu'il tire. laisse les adultes réfléchir pouroi, iz, a-t-il envie de lui lancer, mais ce n'est pas le moment. un tournant est en train d'être pris, à coups de non-dits et de sous-entendus lourds de sens si tu veux que je m'en aille, je dégage. sans broncher. putain ouais, fous le camp, dégage, disparais. mais putain, blaise, si je m'en vais, je te promets, c'est la dernière fois que t'entends parler de moi. l'un de ses sourcils s'arque. SERIEUSEMENT? il a envie de rire, de le secouer. voyons iz, toi, moi, c'est pour toujours. enfin c'est ce qu'il croyait. ils le croyaient tous les deux, tout comme ils croyaient pouvoir échapper à l'addiction. j'te rappelle que c'était sensé être un coup d'un soir, une one night stand, plaisante et unique. et puis ils s'étaient battus à nouveau, puis c'était devenu la routine, douloureusement inévitable. des incidents qui s'enchaînaient jusqu'à devenir des rencontres carrément provoquées. combien de fois on s'est dit que c'était la dernière, hein ? c'en est presque risible. un raeken n'échoue jamais, un raeken tient toujours ses promesses. mais isaac est l'exception qui confirme la règle. si c'est vraiment c'que tu veux, iz, casse-toi, j'te retiens pas. mais t'as besoin de moi pour te donner l'impression qu't'es pas aussi insignifiant que tu l'es réellement. il pose son verre, s'élève de toute sa hauteur devant isaac, le défie du regard. t'as besoin de moi, iz, autant que j'ai besoin de toi pour pas perdre la boule, il espère que ce qu'il ne peut pas dire, parce qu'il ne l'a jamais dit, isaac le comprendra, le devinera au moins dans son regard, un peu moins froid que d'habitude. reste la supplication est presque inaudible, un vain murmure dans la tempête qu'est devenue leur relation autrefois si limpide.

_______________________

I break down, only alone I will cry out loud You'll never see what's hiding out Hiding out deep down I know I've heard that to let your feelings show Is the only way to make friendships grow But I'm too afraid now.
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avatarIsaac Kipling
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MessageSujet: Re: lifestyle of the sick and shameless. (blaise)   Mer 9 Nov - 1:57


his feelings were an oil spill;
he’d let them overflow and now there wasn’t a damn place in the ocean
that wouldn’t catch fire
if he dropped a match.



Et il est mort de peur, Iz. Parce qu'il pourrait se barrer. Là une seconde, disparu la suivante. Aussi facilement que ça. Alors certes, ça le boufferait. Incendie dans les poumons, un beau visage cruel imprimé sur la rétine. Certes, il enverrait probablement son poing dans son contreplaqué du Queens. Mais il le pourrait. Car la douleur a toujours été plus douce que la faiblesse. Car il n'acceptera jamais de faire machine arrière, il en a jamais été foutu, ce crétin. Peut-être qu'il ne possède pas grand chose, mais sa fierté occupe tout l'espace vide sur les étagères. Il pourrait, putain, il pourrait - mais s'il disparaît, il veut que la raison en soit valide. Il veut le faire pour lui-même, pour sa santé, pour sa peau, pour son – pff – cœur. Pour Blaise aussi, étrangement. Mais pas pour prouver quoi que ce soit. Si Raeken le croit incapable de tourner les talons, s'imagine que c'est du bluff, de la poudre aux yeux, il s'en ira. Il le fera. For fucking nothing. Sans autre motif que dépoussiérer la dignité. Un putain de gâchis, tout ce qu'ils ont jamais été foutus de créer ensemble. Et il est mort de peur. Car Blaise hausse un sourcil. "Combien de fois on s'est dit que c'était la dernière, hein ?" T'es con, t'es con, t'es tellement con. Comment peut-il ne pas le voir ? La seule chose à laquelle Isaac a jamais été loyal, c'est à son égo. "Casse-toi, j'te retiens pas". Et Blaise, à la déception. S'ils n'ont jamais servi, l'un pour l'autre, qu'à répondre à un besoin, Raeken signe leur fin. Car il n'en peut plus, Isaac, de vivre sur le seuil. Occupant si peu de place dans son penthouse, dans sa vie, entre une mannequin et une incertitude. Pas assez important pour parvenir jusqu'à la chambre. Il en a assez. Il a besoin, précisément, d'être retenu. Et si Blaise est trop stupide pour s'en rendre compte, qu'il en soit ainsi. Il fichera le camp, rictus aux lèvres, menton haut. Plutôt mourir qu'insister, faire un second pas en avant. Ode à l'amour-propre en ré mineur. L'espace d'un instant, il ignore lequel d'eux deux il a le plus envie de cogner. "T'as besoin de moi pour te donner l'impression qu't'es pas aussi insignifiant que tu l'es réellement." Scratch that. Il sait, maintenant. Ses doigts s'agitent, il ferme le poing, peau tendue à l'extrême sur les os. Blaise s'allonge, prend l'ascendant du haut de ses quelques centimètres supplémentaires, mais il s'en fout, Iz, il est déjà parti. Il est une fourmi à nouveau, perdue dans la masse sur le trottoir. Rêvant aux hauteurs qu'il n'aura jamais le droit d'atteindre. Ses traits sont vides, car la résolution est prise, elle est si simple, évidente, la seule option possible. Et pourtant – reste. Il est seulement certain de ne pas avoir imaginé le mot car il était occupé à regarder les lèvres dont il vient de s'échapper. Sa main s'élance d'elle-même, s'agrippe à la nuque de Blaise, brusque, violente, tendre. Force le front de Raeken contre le sien, ampute l'ascendant, les quelques centimètres, la distance, cette distance, cette putain de distance. Il jurerait entendre des crépitements sous ses doigts. Iz laisse échapper un soupir, qui, si proche des lèvres, ressemble dangereusement à un baiser. Sa main retombe le long de son corps, pour s'empêcher de se serrer autour de la gorge de son opposant – ou s'aventurer ailleurs. "T'es tellement con." Aucune trace de colère; lui aussi, il est fatigué. "J'me suis jamais senti aussi insignifiant qu'avec toi. On n'a pas la même vie, Blaise. Tu sauras jamais ce que c'est d'être le gigolo qu'on s'envoie sur le tapis du salon pour éviter de salir les draps." Parce qu'on n'est jamais 'parvenus' jusqu'au lit, pas vrai ? D'éternelles valises sous les yeux, car dormir est un privilège. C'est à ça qu'il réagit, car il ignore quoi répondre à 'reste' que son regard ne dit pas déjà. L'essentiel lui paraît criant. Il est toujours là.

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we are broken dams.
we are goddamn broken.
we are god: dams broken.

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